- 05 novembre 2021
- | Source: Mobility Business Solutions
Immatriculations de véhicules en octobre
Le nombre d'immatriculations de véhicules neufs est retombé au niveau de 1985-1986. La pénurie de voitures sur le marché de l'occasion est clairement perceptible et les camions sont également en déclin. La vente de deux-roues semble se stabiliser à nouveau. Seuls les tracteurs +12T peuvent présenter des chiffres positifs.
Seules 25.600 voitures particulières neuves ont été immatriculées en octobre. Cela représente une baisse de 34,7% par rapport à 2020 et même de 40,7% par rapport à 2019. Le marché de l'occasion pour ces voitures est plus de deux fois plus important que celui des voitures neuves, avec plus de 58.000 voitures d'occasion immatriculées. Néanmoins, il s'agit également d'une baisse par rapport aux années précédentes.
Des chiffres rouges ont également été enregistrés pour les utilitaires légers: 5.761 neufs, soit une baisse de 16,3% et 8.765 d'occasion, soit une baisse de 15%. Il en va de même pour presque tous les segments parmi les plus lourds. Là, seuls les tracteurs +12T sont dans le vert avec 484 unités, soit une progression de 42,8% par rapport à 2020.
Dans le domaine des deux-roues, les ventes de motos neuves semblent se stabiliser. En octobre, 1.443 motos neuves ont quitté les salles d'exposition, soit une augmentation d'un demi pour cent. Cependant, le marché de l'occasion a également connu une baisse de 8,5%.
Filip Rylant, porte-parole de TRAXIO, résume la situation comme suit: "En octobre, nous avons constaté la même tendance que les mois précédents. La pénurie désormais bien connue de semi-conducteurs et de puces continue de jouer des tours à l'ensemble du marché du neuf, mais le marché de l'occasion est également sous pression. Lorsque moins de voitures neuves sont immatriculées, moins de voitures d'occasion sont automatiquement mises sur le marché. Outre les longs délais d'attente pour les voitures neuves, l'augmentation du prix de revient et l'incertitude quant à l'avenir ont certainement un impact."
"La proposition visant à n'immatriculer en Flandre que des voitures neuves électriques à partir de 2029 suscite une grande confusion et encore plus de doutes. Les consommateurs, en particulier, se demandent s'il est opportun de remplacer leur voiture et - si oui - quel type de voiture ils pourraient acheter. Le marché risque donc d'être sérieusement perturbé. Une extrapolation des chiffres actuels pour les dix derniers mois suggère que nous terminerions l'année avec environ 363.000 voitures neuves. Le marché retomberait alors au niveau des années 1985-1986, où l'on a immatriculé respectivement 344.237 et 375.368 voitures neuves."
le Speed pedelec sur le déclin?
L’été pluvieux a clairement eu un impact négatif sur les immatriculations de speed pedelecs. Après un printemps prometteur, les chiffres se teintent de rouge dès le mois de juin. Au mois d’octobre, on n'a immatriculé que 1.002 unités, soit un déclin de -7,6% comparé à 2020 (1.084 unités) et pas moins de -13,7% de moins qu’en octobre 2019 (1.161 unités).
"Le marché des vélos électriques rapides semble avoir dépassé son apogée. Comparé aux deux dernières années, les immatriculations chutent. Cette tendance à la baisse se manifeste principalement chez les particuliers (-6,1%), qui constituent 50,1% du marché. Les entreprises et le leasing, qui représentent les 50% restants, optent de plus en plus pour une formule de leasing qui les décharge de tout souci et moins pour l'achat, tendance qui explique que le nombre total d’immatriculations parmi les entreprises reste supérieur au niveau de l’an dernier. Toutefois, on n’atteint plus la popularité (principalement en Flandre) du vélo électrique rapide de 2019 en tant que vélo d'entreprise. Les vendeurs de vélos confirment que le speed pedelec demeure un marché de niche, même en Flandre, mais qu'il a encore du potentiel dans nos régions urbanisées particulièrement en proie aux embouteillages."