- 23 novembre 2021
- | Source: Metallerie
Une entreprise de deux personnes survit à la pandémie
okuma aide skm à se miser sur la flexibilité
Depuis six ans, SKM sprl (SK Metaalwerken) à Bree propose des travaux de tournage de haute qualité pour les petites séries, avec un service rapide et flexible. Depuis peu, l'entreprise effectue également des travaux de fraisage. Ce qui a commencé comme une entreprise unipersonnelle dans un garage résidentiel a déjà dû déménager deux fois pour fournir l'espace nécessaire à sa croissance. La marque Okuma a apporté une contribution importante à ce succès. Vous en saurez plus à ce sujet ci-dessous, ainsi que sur la manière dont SKM a fait preuve de la souplesse nécessaire pour se soustraire à l'impact de la crise du corona.
Okuma une fois, Okuma deux fois ...
"En fait, tout a commencé avec l'un de mes anciens employeurs", explique Kenneth Snoeks. "Il avait une machine Okuma. C'était une machine très stable avec laquelle il était agréable de travailler. Lorsque j'ai décidé de me mettre à mon compte, j'ai cherché à droite et à gauche un modèle d'occasion de cette marque. Je me suis procuré un tour LB15 et j'ai commencé à travailler dessus dans le garage de ma maison à Meeuwen. A un moment donné, les deux tours de mon ancien employeur se sont retrouvés en panne et j'ai pu le dépanner avec mon LB15, ce dont il m'a été très reconnaissant. Aujourd'hui, mon ex-employeur est d'ailleurs mon plus gros client."
"Assez rapidement après mes débuts en tant qu'indépendant, j'ai loué une salle de 300 m² à Bree. Mais je m'y suis retrouvé à l'étroit après seulement un an. Un peu plus loin sur la route de Bree, j'ai trouvé ce hall, qui offre deux fois plus de surface."
"Dans mon parc de machines actuel, il y a cinq machines, dont quatre tours et une fraiseuse. Deux des tours proviennent de mon ancien employeur, à qui j'ai pu les acheter. Avec l'une d'entre elles, je peux usiner de manière entièrement automatique des pièces pouvant atteindre trois mètres de long, ce que très peu d'entreprises de la région sont capables de faire. J'ai beaucoup de travail pour cette machine, qu'il s'agisse de nouvelles pièces ou de réparations, mais pour la plupart de mes travaux, j'utilise les LB15 d'Okuma. Mon premier LB15 date de 1989, mais il a toujours sa place dans mon parc de machines aujourd'hui. Depuis, un autre a été ajouté. J'utilise ces tours principalement pour les petites séries. Ils sont précis et rapides, et grâce à la tourelle pouvant accueillir douze outils, je peux gagner beaucoup de temps de changement.
Convivialité, rapidité et précision
"La commande des machines Okuma a été développée en interne par l'entreprise. Les LB15 sont d'un modèle plus ancien, mais ils sont toujours solides et très faciles à utiliser", explique Kenneth. "Lorsque j'ai acheté ma première machine de cette marque, Okuma était déjà en avance sur son temps. L'outillage que l'on peut y mettre, le fait qu'elle enregistre... la pré-programmation des vitesses de coupe, des avances, des tours/minute.... A l'époque, la machine savait également où se trouvait la pièce à usiner alors que la plupart des machines des autres marques devaient revenir à zéro pour chaque opération. Je trouve ça merveilleux. Je suis également étonné de la rapidité et de la précision du fonctionnement."
Cette convivialité et cette précision se reflètent également dans le dernier investissement de SKM, un centre d'usinage vertical GENOS M660-V-e d'Okuma. "Il dispose d'outils de mesure Renishaw qui permettent un remesurage entièrement automatique à 0,05 mm près. Si une pièce est hors tolérance, une alarme retentit et la machine s'arrête. On sait alors, par exemple, que la fraise ou le foret est cassé."
"Avant de faire cet investissement, j'ai fait savoir à mes clients que j'envisageais d'acheter cette machine et je leur ai demandé s'ils avaient du travail à effectuer dessus. Quand il s'est avéré que c'était le cas, j'ai décidé de procéder à l'achat."
IL SUFFIT DE DEMANDER...
"La plupart de mes clients sont situés dans un rayon d'une dizaine de kilomètres. Beaucoup d'entre eux sont des multinationales qui veulent garder le travail 'tout près'. Quand ils appellent, il faut être là. S'ils ont besoin d'un certain composant de machine, ils peuvent m'appeler le soir pour une livraison le lendemain matin. Il m'arrive de commencer une mission à 3 heures du matin et de ne pas rentrer chez moi avant 5 heures. Bien sûr, si ce n'est pas possible, je le dis immédiatement. Heureusement, cela n'arrive pas très souvent. En tout cas, lorsqu'on est en mesure de fournir un tel service, les entreprises seront plus enclines à vous confier ce genre de travail."
En mars 2020, Kenneth a engagé un employé supplémentaire pour travailler en 4/5. "C'est quelqu'un que je connaissais déjà, mais j'ai quand même dû tout lui apprendre. Ceci dit, je suis heureux de mon choix. A l'époque, je travaillais chaque jour et je n'avais souvent que trois ou quatre heures de sommeil."
"Disposer d'un nombre suffisant de machines est également un gros avantage", déclare le patron. "En principe, il y a toujours un tour de réglé, de sorte que lorsqu'il y a de nouvelles commandes urgentes, il suffit de démarrer. En fait, j'ai plus de machines que ce que nous pouvons faire fonctionner à deux personnes. Il y a toujours une ou deux machines libres pour un travail urgent."
un grand Stock
"La dernière fois que j'ai dû chercher activement du travail, c'était il y a quatre ans, je crois", dit Kenneth. Il dit qu'il n'a pas ressenti l'impact de la crise du Corona. "Je peux pallier ces situations grâce à un stock important. Je sais quel matériel mes clients demandent régulièrement et je réapprovisionne mes stocks dès qu'un article est épuisé. D'autres facteurs m'ont également protégé de la crise. Beaucoup de mes clients ont fermé leurs portes si bien que j'ai reçu moins de commandes de leur part. Cependant, j'approvisionne différents secteurs qui ont eu la chance de continuer à travailler pendant la crise, comme l'industrie alimentaire. Un autre facteur est que nombre de mes clients conservent des stocks importants des matériaux dont ils ont souvent besoin, si bien que je ne suis pas soudainement submergé par une trop forte demande. Enfin, j'ai aussi des contrats sur demande, par exemple des commandes de 1.000 pièces que le client vient chercher tout au long de l'année."
Les atouts d'une petite entreprise
Est-il prévu d'engager bientôt du personnel supplémentaire? "Avant, je visais 20 à 30 personnes, mais maintenant que j'ai employé une deuxième personne, je trouve que ça roule bien comme ça. En tant qu'entreprise de deux personnes, nous nous limitons aux petites séries, mais nous mettons tout en œuvre pour être flexibles. En outre, je veux continuer à décrocher moi-même le téléphone. Lorsqu'un client m'appelle, il peut me parler directement, je sais immédiatement de quoi il s'agit, quel est le problème... Ce contact direct avec mes clients est important pour moi."
"En tant que société de deux personnes, nous nous limitons aux petites séries, mais nous faisons tout pour être flexibles"
Lorsqu'on lui demande de se projeter dans l'avenir, Kenneth conclut: "J'espère que mes enfants me succéderont un jour, que l'entreprise continuera. Mais bien sûr, je ne sais pas s'il seront intéressés ni s'ils auront l'esprit d'entreprise..."
A l'heure où nous écrivons ces lignes, Kenneth indique déjà que l'espace dont il dispose lui semble à nouveau trop petit. "J'envisage de construire mon propre hall de production dans quelques années. De préférence dans la même région, pour pouvoir continuer à servir ma clientèle actuelle. De l'autre côté du canal, ce serait idéal", ajoute le directeur en souriant.